| Guide syndical 2011/2012 |
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| Mardi, 25 Août 2009 14:09 | |
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Sommaire : p. 4-5 Tous ensemble
Droits et obligations des personnels
Le métier
La carrière
Fonctionnement des écoles et EPLE
Nos coordonnées
La crise économique et financière, la dette, la mondialisation obligeraient les salariés, les citoyens, en France comme en Europe, à accepter le nivellement de leurs conditions de vie et de travail, les plans sociaux, les licenciements et la remise en cause des droits sociaux. Ce n’est pas vrai ! La crise acte à la fois la faillite d’un modèle économique et la faillite du libéralisme. A la CGT, notre conviction est que le progrès et la démocratie sociale sont possibles… à condition de modifier les règles du jeu établies. C’est le sens de nos propositions en matière de retraite, protection sociale, droits du travail, développement des services publics, en particulier ceux de la formation et de l’éducation. C’est le sens de nos engagements dans les luttes. Cela a été le cas, avec une force impressionnante, lors des mobilisations de l’automne 2010. Des millions de salariés se sont mis en grève, des millions de personnes sont descendus à plusieurs reprises dans la rue pour dire leur hostilité à la "réforme" qui détruit le droit au départ en retraite à 60 ans. C’est le sens des actions que la CGT Educ’action a menées depuis de nombreux mois contre les réformes imposées par le ministère de l’Education nationale : masterisation, réforme du primaire, du bac pro 3 ans, du lycée, de la voie technologique STI2D et STMG. Aujourd’hui, des menaces pèsent sur le collège par la remise en cause du collège unique, le retour de l'apprentissage dès l'âge de 15 ans, la mise en place incognito de l'Ecole du socle commun..., sur l’éducation prioritaire par la mise en place du dispositif ECLAIR, véritable machine de guerre pour démanteler l’enseignement prioritaire et attaquer les statuts de tous les personnels. Après l’attaque contre les RASED, à travers ces réformes, ces mesures, ces dispositifs, ce sont les élèves les plus en difficultés qui sont les premières victimes de la politique gouvernementale. Comme l’ensemble des services publics (la santé, l'énergie, les transports, la poste…), l’Ecole est dans le collimateur de la politique libérale.
La RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) y fait des ravages. Depuis 2007, 80 000 emplois ont été supprimés dans l’Education. Toutes les catégories de personnels sont touchées : ATSS, personnels enseignants et d’éducation, COP, Aed, AVS… Les peuples qui ont fait le printemps arabe de 2011, les jeunes, les salariés partout en Europe, en Grèce, en Espagne... le réaffirment : nous ne ferons pas les frais de leur crise.
Si le mouvement syndical, si le mouvement social dans son ensemble, ne remplissent pas leur rôle, s’ils ne dégagent pas des perspectives de changement face à la détresse vécue par de larges couches de la population, alors c’est au danger d’une extrême droite, qui envahit l’espace public, que nous aurons à faire. Cette évolution n’est pas inéluctable.
Redisons-le avec force, les valeurs syndicales sont incompatibles avec l’idéologie véhiculée par le FN et sa dirigeante.
Connaître ses droits, les faire respecter et, ensemble, en gagner de nouveaux, c’est la raison d’être du syndicalisme. Et si vous ne l’êtes pas encore, n’hésitez plus, syndiquez vous à la CGT.
Alain Vrignaud, membre du Bureau de l'Union
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| Mise à jour le Mardi, 23 Août 2011 16:38 |